Cette histoire, est née un soir, fortuitement, alors même que j’écrivais mon deuxième roman, Carnets d’esprit-Prypiat, l’autre histoire de Tchernobyl.
J’étais littéralement possédé par l’écriture de ce livre et, le soir de Noël, j’ai dit à ma femme sur le ton de la plaisanterie : Le virus de la création me dévore.
Durant l’écriture de ce livre, j’ai visité à maintes reprises des maisons abandonnées, des granges foraines, d’anciennes bergeries, des étables d’un autre temps, des moulins désaffectés, d’anciennes scieries qui utilisaient alors la force motrice de l’eau pour entrainer les lames de scie.
Quoi qu’on en pense, les paysages gardent en mémoire l’histoire de ceux qui ont construit tout ce qui nous entoure.
Sans en avoir l’air, le travail réalisé par leurs mains murmure à nos oreilles : « Avant vous, il y a eu nous. »

Je veux profiter de cette note pour dire un mot sur les cagots.
C’était le terme générique employé dans les Hautes-Pyrénées pour désigner les cagots même si beaucoup de villages possédaient leur propre mot.

D’après certaines estimations, les cagots ont représenté près de 10% de la population française avant de disparaître totalement ; pendant des siècles, ils ont été des parias qui devaient porter une patte d’oie cousue sur leurs vêtements pour les distinguer des autres.
Leurs conditions de vie, la considération dont ils faisaient l’objet, n’est pas à mettre au crédit des sociétés qui les ont rejetés à travers les siècles, à croire que chaque société a besoin d’exclure pour mieux se situer face à l’autre.
Je place ci-dessous quelques sites internet qui évoquent la situation des cagots.
Ils ne sont en aucun cas exhaustifs, c’est juste une incitation à découvrir qui ils ont été et le regard que leur histoire peut indirectement nous aider à porter sur notre époque.